Le choix est large pour rouler et plier futé. Si vous envisagez l’achat d’un vélo pliant, le test comparatif réalisé par un de nos collègues pour le Magazine Steps vous aidera peut-être dans votre choix, de même que notre article complet à ce sujet.
Ces drôles d’engins aux roues minuscules, qui se replient comme une grosse valise, sur lesquels on a l’air si haut perché, sont-ils confortables, stables, durs au pédalage, comparables aux mini vélos des années 60 ? Et sont-ils plus chers que les vélos normaux ? Petit tour du marché, large, varié et inventif !
Quand on a entre 9 et 99 ans (et moins d’ 1,90m), et qu’on cherche pour ses déplacements urbains une bicyclette qui réussit à entrer aisément dans un petit appart, se combine gratuitement aux transports publics ou se range dans le coffre de n’importe quelle auto, on… s’intéresse aux vélos pliables qui sont en plus unisexes, plus légers et « involables » puisqu’on les garde avec soi. Seulement voilà : entre le vulgaire mini chinois à 200 balles et le prestigieux britannique affichant 2000€, entre les mini-roues de 10" et les grandes de 28 pouces, la panoplie est large.
Pour simplifier, distinguons :
Strida : mini, mais top modèle !
Sur une bécane aussi design (cadre original, fourches mono-tige, et freins à disque à l’avant et à l’arrière s’il vous plaît), le cycliste attire (éh éh). Mais il doit s’habituer à la curieuse position : genoux (pour les plus grands) dans un guidon aussi court que vif. Tenir son équilibre en roulant d’une seule main ou sur des pavés n’est pas donné à tout le monde. Comme on n’a droit qu’à 1 seule vitesse, on saute dans le bus à la première montée, et on évite le ridicule en pédalant « dans le vide » dans les descentes. Conçu tout alu, il se laisse embarquer sous le bras sans effort (10 kg). Et sans avoir peur de se salir : à la place de la sale chaîne, une belle courroie crantée.
Genius Mobiky : sois beau et…
D’un seul mouvement, il passe de la position « piquet » à… « vélo », encore faudrait-il s’entendre sur ce dernier mot : les trajets excédant un kilomètre doivent être sérieusement évités, le confort étant mis à mal par les roues minuscules et la position ramassée. En plus, il est pesant. On pourra toujours se consoler en admirant ses freins à disque et son design général pour lequel il a reçu de nombreux prix… ce qui l’empêche en plus d’être bon marché !
Dahon Curve : mini, mais polyvalent
C’est le plus petit des Dahon (le plus grand constructeur mondial de vélos pliables), mais que de largesses ! 5 vitesses, un guidon réglable en hauteur, un robuste cadre en alu et des pneus bien larges qui affrontent pavés, rails de tram et sentiers battus sans scrupules. Pas étonnant qu’il soit si « facile » à rouler ! Bon, restons raisonnables : il n’est pas question de dévaler des pentes, avec un diamètre de roues et un axe de gravité aussi limité, ni de gagner une course de côte, ni de s’embarquer sur un trajet de plus de 50 km !
Beixo : du solide et du propre sur internet
Deux fois moins cher qu’un Brompton bien équipé, il offre un cadre rigide, des pneus larges rassurants, des freins efficaces et, surtout, un cardan net et propre à la place de la chaîne traditionnelle ! Oui, mais… il est impossible de l’acheter (et de le faire entretenir) chez un marchand de vélo : les seuls contacts possibles se passent sur internet. Au pédalage, l’effort semble quand même un peu plus important. Une fois plié, il est assez encombrant et malaisé à transporter. Et certains accessoires (pédales, jantes) sont bon marché. Tout est toujours histoire de compromis.
Mezzo : que bella machina !
Non seulement il est design, mais les verrous sont pratiques et solides et surtout, il roule bien : la position, un peu en arrière du pédalier, autorise un pédalage fluide et confortable et le guidon, curieusement en surplomb de la roue avant, est bien large, offrant la stabilité d’un vélo normal. Une fois replié (au début on s’arrache les cheveux), il est léger et très compact… mais pas autant que l’inégalable Brompton qui reste plus facile à (trans)porter.
Brompton : la référence incontestée
C’est le seul (de la catégorie 2) qui puisse se glisser dans le train entre deux banquettes. Qui résiste durablement aux cyclistes de plus de 100 kilos. Et le seul qui se transforme aussi génialement en « caddie » lorsqu’il est équipé des grandes roulettes sur le porte-bagages et du grand sac accroché à l’avant du guidon. Investir dans un Brompton (comptez 1.000 euros avec 6 vitesses et les accessoires), implique qu’on s’initie au pliage et qu’on se plie aux exigences de cette petite reine anglaise : les freins juste suffisants et "à l’envers", le guidon vif, la roue arrière qui reste au sol quand on soulève le vélo, et les petits pneus raides. Devenir Bromptoniste permet aussi d’accéder à un univers de voyages, d’équipements, d’astuces, adaptés à ce diable de petit vélo : remorque, guidon sport, selle en cuir, kit vélo couché…
Le vélo retrouve un droit de cité, et pour cause : sur des trajets de moins de 5 kilomètres, la petite reine fait fi des embouteillages, s’épargne la corvée parking, et permet de garder la forme en même temps : elle est royale ! Quand, en plus, la bécane se plie pour prendre le volume d’un gros sac, elle devient sans doute la manière de se déplacer la plus redoutable puisqu’elle se combine aisément avec la voiture ou les transports publics.
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