|

Deux vélos et un trajet en train

Christophe a choisi de combiner le vélo et le train pour se rendre jusque Zaventem, son lieu de travail. Particularité : il n’a pas opté pour un vélo pliant à emporter dans le train mais bien pour deux vélos classiques. Explications et rencontre avec ce trentenaire et navetteur liégeois.

Expliquez-nous : vous utilisez deux vélos en plus train ?

Oui ! J’habite dans le quartier Naimette-Xhovémont. Pour me rendre tous les matins à la gare de Liège-Guillemins, j’utilise un vélo électrique (plus facile pour remonter chez moi le soir !). Je le gare dans le parking à contrôle d’accès et puis je prends le train jusqu’à l’aéroport de Zaventem. Là-bas, un autre vélo m’attend : un classique, acheté en seconde main, qui me permet de faire les derniers kilomètres pour atteindre mon lieu de travail. Le soir, c’est l’inverse : vélo classique, train et puis vélo électrique jusque chez moi.

Avez-vous testé d’autres manières de vous déplacer ?

J’en ai testé pas mal, oui : la voiture évidemment, mais aussi différentes combinaisons comme vélo pliant et train, vélo, train et bus, covoiturage…

Pourquoi avoir finalement opté pour cette solution-là ?

La première motivation était d’échapper aux embouteillages. Les trajets en voiture me stressaient beaucoup. Puis je me suis vite rendu compte de l’énorme avantage économique ! Car mon employeur paie mon abonnement de train contrairement aux déplacements domicile – travail en voiture.

Le vélo me permet d’arriver au travail plus détendu, pareil pour le retour. Et dans le train, je peux lire, regarder des vidéos, travailler, dormir… Plein de choses que je ne pouvais pas faire en voiture !

Enfin, il y a la motivation de moins contribuer aux émissions polluantes. Ce n’est pas cette raison qui m’a fait changer, mais c’est une de celles pour lesquelles je continue, maintenant que j’y suis habitué.

Que diriez-vous aux personnes qui comme vous, travaillent en dehors de Liège et qui hésitent à prendre le vélo ?

Mes premiers essais n’étaient pas très concluants et ce n’est pas facile tous les jours. N’hésitez donc pas à essayer différentes solutions et combinaisons, il y en peut-être une qui vous conviendra. Et ne culpabilisez pas si vous devez revenir à la voiture, ponctuellement ou pour de plus longues périodes, le tout est de trouver son rythme et le meilleur équilibre possible.

C’est quand j’ai commencé à considérer mes moments à vélo et en train comme un moment de détente et non une obligation que j’ai réduit drastiquement l’utilisation de la voiture pour me rendre au travail.

Votre meilleur souvenir à vélo ?

J’aime voir le soleil se lever quand je suis sur mon vélo et les petites discussions « entre cyclistes » au feu rouge. Mais mon petit plaisir coupable est de remonter une longue file de voitures coincées dans des embouteillages…

L’asbl Pro Velo développe des solutions personnalisées pour faciliter et renforcer la transition vers le vélo et contribue ainsi à une meilleure qualité de vie.