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Le vélotaf : portrait de Guillaume

Guillaume a 41 ans, est marié et est l’heureux papa de deux garçons. Il habite à Tilff et travaille comme employé à Liège. Depuis peu, il se rend au boulot à vélo. Interview avec ce jeune quadra « vélotafeur » mordu de mobilité vélo !

Pourquoi ce changement ?

J’étais en pleine crise de la quarantaine. J’avais le sentiment d’étouffer et d’être enfermé dans des « boîtes » : ma maison, mon bureau, mes écrans, ma voiture... J’avais envie de changement. Je me suis éloigné de mon smartphone, j’ai acheté une plancha au gaz pour cuisiner dehors et j’ai sorti mon vieux VTT de la cave. Je ne savais franchement pas où j’allais, mais j’étais certain d’une chose : je ne voulais plus m’enfermer dans les bouchons. Ce fut une révélation.

Combien de kilomètres séparent votre travail de votre domicile ?

14 km. Je ne suis pas un grand sportif et au début, je me demandais si j’étais capable de parcourir les 28 km par jour. Je n’étais plus monté régulièrement sur un vélo depuis près de 20 ans ! J’ai mis 45 minutes et au bout de quelques jours de pratique, je n’étais plus trop essoufflé. Très vite, le vélo est devenu mon principal moyen de locomotion.

Vous roulez maintenant avec un vélo électrique : quelles en sont les raisons ?

Car je voulais aller travailler tous les jours à vélo, été comme hiver. Je voulais aussi raccourcir le temps de trajet et ne pas arriver en sueur au bureau. Avec le vélo à assistance électrique, le trajet me prend maintenant 30 minutes. J’ai opté pour une bécane avec un gros phare pour rouler dans le noir et avec un design stylé. Je reçois une indemnité de mon employeur et j’ai opté pour un emprunt à taux réduit. Finalement, avec les économies d’essence, le vélo me fait épargner. Si j’arrive à me passer de ma voiture cet hiver, je la revends au printemps prochain !

Quels sont les avantages de la mobilité vélo ?

J’ai la chance de pouvoir emprunter le magnifique Ravel de l’Ourthe. J’évite ainsi la circulation, je prends un bol d’air frais, je profite de la nature, du paysage. Le trajet me permet de me ressourcer, de m’apaiser avant et après le travail. Pédaler me fait du bien physiquement et mentalement. C’est pratique, rapide, économique et écologique. Je trouve que le seul point noir de ce moyen de locomotion, c’est le risque de vol, qui est un véritable fléau à Liège.

Que diriez-vous aux personnes qui hésitent à prendre leur vélo ?

Si la distance le permet, tentez l’aventure ! Vous allez transformer votre trajet vers le travail en un moment de plaisir, de détente et qui fera du bien à votre santé, à l’air de la ville et à votre portefeuille. Pour encourager ceux qui veulent franchir le pas et accompagner ceux qui sont déjà “vélotafeurs”, moi et quelques amis avons fondé un club, n’hésitez pas à nous rejoindre !

Votre meilleur souvenir à vélo ?

La brume qui flotte sur l’eau de l’Ourthe, les oiseaux qui s’envolent, le soleil qui se lève sur Liège… Mon meilleur souvenir ? Je m’en fabrique un tous les matins…

L’asbl Pro Velo développe des solutions personnalisées pour faciliter et renforcer la transition vers le vélo et contribue ainsi à une meilleure qualité de vie.