COP31 : quelle place pour le vélo dans les engagements climatiques ?
Du 9 au 20 novembre 2026, la COP31 réunira à Antalya, en Turquie, les pays participant aux négociations internationales sur le climat. L’occasion de nous pencher sur une question très concrète : quelle place donner au vélo dans les engagements climatiques et leur mise en œuvre ?
Selon l’Agence internationale de l’énergie, les transports représentaient en 2024 près d’un quart des émissions mondiales de CO₂ issues de la combustion de combustibles, ce qui en fait le deuxième secteur émetteur. C’est aussi un domaine dans lequel nous pouvons agir concrètement, en tant que citoyens, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. À côté de la marche et des transports publics, le vélo constitue une solution pour faire évoluer nos habitudes de mobilité. Encore faut-il lui donner les moyens de jouer pleinement son rôle.
Le vélo, un levier à intégrer aux stratégies climatiques
Pour se rendre au travail, accompagner les enfants à l’école ou faire des courses, le vélo peut remplacer une partie des trajets réalisés en voiture. Combiné au train ou à d’autres transports publics, il peut aussi trouver sa place dans des déplacements plus longs.
Le GIEC reconnaît le rôle des mobilités actives dans la réduction des émissions des transports. Leur développement contribue également à améliorer la santé et la qualité de l’air.
La place du vélo dans les politiques climatiques fait déjà l’objet d’un travail de plaidoyer international. La Fédération Européenne des Cyclistes (ECF) et ses partenaires de la coalition PATH appellent notamment les États à intégrer la marche et le vélo dans leurs plans climatiques nationaux. L’enjeu est de traduire cette reconnaissance en objectifs, en budgets et en actions concrètes.
Des engagements visibles sur le terrain
Pour que davantage de personnes puissent choisir le vélo, plusieurs conditions doivent être réunies : des itinéraires continus et sécurisés, du stationnement adapté, des connexions avec les transports publics et des services vélo accessibles.
Ces mesures demandent des investissements durables et une collaboration entre les différents niveaux de pouvoir. Elles doivent aussi s’accompagner d’un suivi permettant d’évaluer les progrès et d’identifier les obstacles qui persistent. Les engagements climatiques prennent ainsi tout leur sens lorsqu’ils se traduisent dans nos rues, nos quartiers et nos possibilités de déplacement.
Rendre le vélo accessible à davantage de personnes
Disposer d’un itinéraire cyclable ne suffit pas toujours pour se mettre en selle. Il faut aussi pouvoir accéder à un vélo adapté, l’entretenir, le garer en sécurité, apprendre à rouler ou gagner en confiance dans la circulation. Ces besoins rappellent l’importance de l’accompagnement dans les politiques de mobilité. Les formations, les services et les projets de terrain contribuent à lever les freins à la pratique, en tenant compte des réalités de chacun.
C’est dans cette perspective que s’inscrit le travail de Pro Velo : accompagner les personnes et les organisations pour faciliter l’usage du vélo au quotidien.
De l’ambition climatique aux moyens d’agir
À l’approche de la COP31, donner une place au vélo dans les engagements climatiques implique de soutenir l’ensemble des conditions qui rendent son usage possible.
Des infrastructures aux services, de l’apprentissage à l’intermodalité, ces leviers se complètent. Les développer ensemble permet de faire du vélo une option accessible à davantage de personnes et de concrétiser, à l’échelle locale, les ambitions climatiques.