Du voyage de couple au voyage familial

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"Ça devient vite un besoin vital de faire du vélo !" Le vélo est entré très tôt dans la vie de Marik. Aussi loin qu'il se souvienne (ou presque), la petite reine occupe une place centrale dans son histoire. "Quand j’étais jeune, je faisais pas mal de VTT en montagne avec mes parents. A la fin de mes études, je me suis acheté mon premier vélo."

Du voyage de couple au voyage familial

Les voyages à vélo et le goût du « backpacking » s’installent alors doucement dans sa vie. Ce sera l’Alsace et des randonnées locales en Belgique, pour commencer. Un apéritif qui annonce de futurs plats de résistance. « Mon premier vrai grand voyage, c’est un trip à VTT au Népal, il y a 7 ou 8 ans », raconte-t-il des étoiles dans les yeux. « C’était un circuit organisé avec un guide pour ma copine et moi, avec nos bagages. On a fait le tour de l’Annapurna en deux semaines ».  Un souvenir impérissable et une expérience de vie. « On faisait environ 80 km par jour et on logeait à chaque étape dans des petits logements chez l’habitant ».

Un premier périple qui en appellera évidemment d’autres. « Trois, quatre ans plus tard, je suis reparti avec mon père et mon frère en Turquie, dans le désert de Cappadoce pour deux semaines de VTT, mais cette fois sans guide. Parallèlement, on a commencé à faire des voyages en famille », explique-t-il.

Car depuis, Marik est devenu l’heureux papa de deux fillettes. « Moi je voulais faire un grand voyage vélo avant d’avoir des enfants et ma copine voulait plutôt l’inverse. » Mais la paternité n’empêchera pas au final Marik et sa famille de partir sur les routes.

Il y a trois ans, on a fait une pause carrière de 6 mois, on a acheté une tente et des matelas pneumatiques et on est partis avec notre petite qui avait 1 an et demi à l’époque.

Marik

La suite, c’est un voyage de cinq mois avec des sacoches, une remorque, un siège enfant et 60 kilos de matériel. Certains en rêvent toute une vie, la tribu de Marik l’a fait. « On a parcouru au total 6.000 kilomètres environ. A la base, on voulait aller en Norvège, mais arrivés en Allemagne, on s’est rendu compte qu’avec un enfant de 18 mois qui ne dort pas très bien en sac de couchage, le soir, il faisait un peu froid. »

Adieu les fjords, les glaciers et la Norvège… La famille oblique alors vers l’est et après un vol jusqu’à Ljubljana, une nouvelle aventure commence « Deux semaines en Slovénie, un mois en Italie (Trieste, Venise, Bologne, les grands lacs, Milan, Bergame), le franchissement des Alpes et l’arrivée à Nice », se rappelle-t-il.

De là, tout le monde embarque finalement dans un train pour la Bretagne, où la famille au complet monte dans un bateau. « On a pris un ferry qui nous emmené en Irlande, un souvenir incroyable et des décors de fou. Au total, on a voyagé cinq mois et c’était juste énorme », avoue-t-il.

Voyage à vélo - Marik

L’envie irrésistible de repartir

Énorme comme l’envie de recommencer, même si la famille de Marik s’est encore un peu agrandie depuis. « J’ai une deuxième fille qui va avoir un an et demi cet été. On a prévu de repartir un mois au Danemark et de suivre tout un itinéraire par les îles. Cette fois, il y en aura deux à tirer. On a une remorque qui permet de tracter les deux enfants. La plus petite ira sur une chaise et la plus grande ira sur le « follow-me » avec son vélo. Comme ça, elle pourra faire un peu de vélo avec nous. »

On savait déjà que le voyages formaient la jeunesse. Et voilà que la famille de Marik nous apprend que vélo, vacances et enfance sont parfaitement compatibles. « Voyager avec des enfants, c’est une vie simple : tu te lèves, tu fais du vélo, tu manges, tu poses ta tente, tu dors et puis tu recommences », résume-t-il.

Et quand on a besoin d’un minimum de confort, il y a toujours des solutions. « On a fait pas mal de ‘warm showers‘, c’est une appli qui est faite pour les voyageurs cyclistes où tu peux trouver des logements  chez l’habitant. Moi, j’accueille aussi des cyclistes qui sont à Bruxelles et qui cherchent un endroit pour dormir. En Italie, on a beaucoup fait ça. »

Un conseil de bourlingueur ?

« Ne pas prendre trop de matos. On a tendance à être stressé et à prendre plein de trucs au cas où. Au final, on a retiré 15 kilos de matos après un mois de voyage. Un autre conseil, c’est d’avoir le vélo le plus simple possible pour pouvoir facilement le réparer. J’avais suivi une formation mécanique avant de partir pour avoir quelques notions. »

Le vélo, membre de la famille à part entière

Voyage à vélo - Marik

Mais de là à devenir un cycliste au quotidien, il y a encore de la marge. « C’est lors d’un Erasmus en Hollande que j’ai découvert la pratique du vélo au quotidien. J’ai vraiment eu un déclic. A partir de ce moment-là, j’utilisais mon vélo tant pour mes trajets domicile-travail que pour les week-ends avec ma copine, qui s’est acheté un vélo en même temps que moi. »

Aujourd’hui, le vélo est devenu un membre à part entière de la famille de Marik, qui conduit ses enfants à l’école tous les jours, grâce à sa fameuse remorque qui l’a suivi partout en Europe. « C’est super facile. On sort notre vélo et on part à l’école sans se soucier du trafic, on passe par la promenade verte pour y aller, on peut discuter avec nos enfants pendant que l’on roule. C’est très sain et très simple. »

Et comme tout ce qui est sain et simple, vient l’envie de recommencer. « Ça devient vite un besoin vital de faire du vélo. C’est en le vivant petit à petit que je me suis rendu compte des bienfaits de la pratique du vélo. Ça t’apporte un bonheur au quotidien qui est inestimable. On passe à côté de quelque chose si on ne le fait pas. »