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Rien De Mey fait du vélo cargo

Cette jeune maman de deux enfants a opté pour le vélo cargo au mois d’avril de cette année. Et elle ne l’a pas regretté une seule seconde.

Rien de Mey, mère de deux jeunes enfants et journaliste indépendante, se déplace en vélo cargo depuis avril 2019... et semble plutôt ravie.

Ce choix a-t-il eu un impact sur votre mobilité ?

Oui, un très gros impact. Je cherchais une alternative à la voiture depuis un moment. Je suis d'abord tombée sur la remorque pour vélo. Mais cette alternative ne me convenait pas complètement : de un, j'avais pas trop de confiance en moi sur le vélo. De deux, ne pas voir mes enfants en pleine circulation me stressait. De trois, je dois pédaler tellement fort qu'il vaut mieux marcher lorsqu'il y a beaucoup de vent. Mon Urban Arrow électrique est la solution à tous ces problèmes.

Vous utilisez donc principalement le vélo cargo pour transporter vos enfants ?

Pas nécessairement. Je roule parfois toute seule. Je trouve que la liberté et la facilité avec lesquelles vous glissez entre les embouteillages sont extrêmement relaxantes. De plus, je sais exactement quand j'arrive quelque part, et c'est un luxe. Je n'utiliserai plus jamais ma voiture en ville ! Les 906 kilomètres parcourus depuis avril peuvent le confirmer.

Quelle est la meilleure découverte de votre aventure en vélo cargo ?

Les enfants sont beaucoup plus calmes quand ils sont dans le bac. Les crises imprévisibles dans le siège-auto, c'est de l'histoire ancienne. Un autre avantage : je peux donner un coup de pouce aux autres parents du quartier en prenant leurs enfants quand je vais chercher les miens. Avec la voiture, c’était plus difficile à cause des sièges bébé. Avec le vélo cargo, je n'ai pas ce problème. Oh oui, et ne plus jamais prier pour une place de parking, c'est divin !

Aviez-vous des préjugés avant de changer de mobilité ? Pensez-vous différemment maintenant ?

Quand je ne roulais pas encore à vélo, j'avais peur de ne pas maitriser le poids du vélo cargo. Mon compagnon m'a emmenée sur un parking vide, où nous avons commencé à nous entraîner quatre fois deux heures. Après deux semaines, j'étais complètement confiante et à l'aise. J'appréhendais aussi le mauvais temps. Finalement ce n'est pas si terrible : les enfants sont secs sous le capot et je suis bien équipée.

L'hiver commence bientôt. Allez-vous continuer à faire du vélo ?

J'ai un peu peur du verglas, donc voilà. Malgré cela, je continue à faire du vélo.

L’asbl Pro Velo développe des solutions personnalisées pour faciliter et renforcer la transition vers le vélo et contribue ainsi à une meilleure qualité de vie.